Peut-on traiter un fait sociétal tout en refusant d’en filmer l’aspect politique ? C’est le choix de Tyler Riggs, qui avec Peace in the Valley (en compétition au festival du cinéma américain de Deauville) veut traiter un sujet brûlant d’actualité (la détention d’armes à feu) sans prendre le risque de trop y toucher.
Une famille fait tranquillement ses courses lorsqu’un homme décide de tirer dans la foule… La mère et le fils survivent, mais à quel prix ?À une époque où il est plus commun d’être victime d’une fusillade que d’avoir un accident de voiture aux États-Unis, et où la question du port d’arme est sans cesse discutée mais jamais remise en cause, Peace in the Valley introduit son film par un attentat dans un supermarché, laissant Ashley et son fils Jesse en deuil d’un père assassiné, mort en héros en tentant de sauver les autres. Le film s’intéresse à l’après-coup, et à la vie après l’accident (comme d’autres films à venir comme Revoir Paris et Ils n’auront pas ma haine), mais en effaçant totalement les enjeux d’un film baignant dans l’actualité.







