Executioners, sorti sept mois à peine après Heroic Trio, marque pourtant une rupture de ton sévère, échangeant la bonne humeur du premier épisode contre brutalité et crépuscule.
Executioners : Au lendemain d’une terrible guerre nucléaire, l’eau non polluée est devenue une denrée rare. Inventeur d’un système de purification d’eau, M. Kim a l’intention de renverser le pouvoir en place pour régner en maître sur le pays. Le trio héroïque va alors se reformer, bien décidé à lutter contre ce tyran…
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Une suite express
Executioners sort sept mois à peine après Heroic Trio, alors même que ce dernier n’a pas été un franc succès. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que Johnnie To sort plusieurs films la même année. Cette fois Ching Siu-tung, chorégraphe du film précédent, est crédité comme co-réalisateur.Cette proximité temporelle est quasiment la seule entre les deux films. Son introduction marque en effet une rupture brutale, puisqu’elle nous explique qu’un bombardement nucléaire a ravagé la planète, ancrant cette fois le récit dans un seul genre, pas forcément celui auquel on s’attendait : le post-apocalyptique. Il opère aussi un choix de narration audacieux, puisqu’après l’origin story qu’était Heroic Trio, il nous en conte immédiatement le déclin.Il est également bien plus ancré dans le réel, mettant les héroïnes aux prises avec un gouvernement autoritaire qui n’hésite pas à réprimer les manifestations dans le sang (évocation à peine voilée au massacre de Tian’anmen) et avec la menace de la radioactivité, qui traduit en fiction les angoisses liées à l’époque à la mise en service de la centrale nucléaire de Daya Bay.












